82 % des personnes interrogées déclarent qu’elles réduiraient l’ampleur de leur mariage ou y renonceraient pour consacrer cet argent à la mise de fonds nécessaire à l’achat d’une maison. Alors que la hausse du coût de la vie continue de redéfinir les priorités financières, de plus en plus de Canadiens remettent en question le
Les vendeurs ont fait une entrée remarquée sur le marché immobilier de 2026. Bien que les ventes de maisons aient ralenti par rapport à décembre, une vague de nouvelles inscriptions a signalé un regain de confiance chez les propriétaires, selon le dernier rapport de l’Association canadienne de l’immobilier. L’afflux de nouvelles propriétés a déjà commencé à modifier la dynamique du marché, donnant le ton pour les premiers mois de l’année.
Le nombre de ventes de maisons enregistrées sur les réseaux MLS® canadiens a chuté de 5,8 % d’un mois à l’autre en janvier. Parallèlement, les nouvelles inscriptions ont bondi de 7,3 % par rapport à décembre, les vendeurs semblent impatients de lancer l’année. Cet élan de début d’année de la part des vendeurs suggère une confiance et une volonté de bouger, même si les acheteurs ont fait preuve d’un peu plus de retenue.
« La baisse mensuelle des ventes résidentielles nationales est principalement due à un ralentissement des ventes dans les régions du Grand Golden Horseshoe et du sud-ouest de l’Ontario, ce qui suggère que cette diminution est probablement liée davantage à une tempête hivernale historique qu’à une baisse de la demande », a déclaré Shaun Cathcart, économiste principal de l’ACI. « Malgré le début frisquet de l’année, nous continuons à prédire que 2026 sera en fin de compte une année définie par la demande refoulée des premiers acheteurs qui ont enfin l’occasion d’entrer sur le marché. »
Recrudescence de l’offre: les grandes villes en tête
Il y avait 140 680 propriétés inscrites à la vente sur tous les réseaux MLS® canadiens à la fin de janvier 2026. Ce chiffre est de 4,5 % supérieur à celui de l’année précédente, bien qu’il soit encore inférieur de 11,4 % à la moyenne à long terme pour cette période de l’année.
L’offre de logements a grimpé à 4,9 mois à l’échelle nationale, comparativement à 4,6 mois à la fin de décembre. La moyenne à long terme pour cette mesure est de cinq mois. Historiquement, un marché de vendeurs se situerait en dessous de 3,6 mois d’inventaire, alors qu’un marché d’acheteurs serait au-dessus de 6,4 mois. L’activité de janvier place le marché très près des normes à long terme, marquant une transition notable vers des conditions plus équilibrées.
L’augmentation des nouvelles inscriptions a été généralisée, environ les deux tiers des marchés locaux ayant signalé des gains. L’activité la plus forte s’est concentrée à Montréal, Québec, Calgary, dans le Grand Vancouver et à Victoria, où les vendeurs se sont manifestés en force.
En revanche, le centre et le sud-ouest de l’Ontario ont été beaucoup plus calmes. De nombreux marchés de ces régions ont enregistré des baisses tant au niveau des ventes que des nouvelles inscriptions. Les conditions météorologiques hivernales semblent avoir joué un rôle, freinant à la fois la demande et l’offre dans ces secteurs.
« Nous disons toujours que l’immobilier varie selon la région, et parfois, comme c’était le cas en janvier, les conditions météorologiques locales agissent sur le marché », a affirmé Valérie Paquin, présidente de l’ACI. « Comme en 2025, les nouvelles inscriptions sont nombreuses en ce début d’année, donc les vendeurs ont hâte de se lancer, mais nous devrons peut-être attendre un peu plus longtemps pour voir comment les acheteurs réagissent. »
Rétablissement de l’équilibre des marchés en janvier
Avec une augmentation considérable des inscriptions et un ralentissement marqué des ventes, le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions est tombé à 45 % en janvier. Il s’agit d’une baisse par rapport au taux de 51,3 % enregistré à la fin de 2025, et ce chiffre est inférieur à la moyenne à long terme de 54,8 %.
Un ratio situé entre 45 % et 65 % est généralement considéré comme compatible avec des conditions de marché immobilier équilibrées. Les données de janvier placent le marché juste à la limite inférieure de cette fourchette d’équilibre, signalant un changement clair par rapport aux conditions plus serrées observées à la fin de l’année dernière.
L’abondance de l’offre freine la croissance des prix
Avec plus de maisons disponibles et une demande qui s’essouffle, les prix ont légèrement fléchi en janvier. L’Indice des prix des maisons MLS® de la synthèse nationale a reculé de 0,9 % d’un mois à l’autre.
Sur une base non désaisonnalisée, l’indice était en baisse de 4,9 % par rapport à janvier 2025. Le prix moyen national des maisons (non désaisonnalisé) s’est établi à 652 941 $, en baisse de 2,6 % d’une année sur l’autre.
À l’échelle régionale, la Colombie-Britannique, l’Alberta et l’Ontario continuent d’afficher des baisses de prix d’une année sur l’autre, ce qui compense les gains réalisés dans les autres provinces. Certaines villes ont connu des ajustements particulièrement marqués, avec des baisses à deux chiffres à Hamilton-Burlington et Oakville-Milton. Parallèlement, des gains à deux chiffres ont été enregistrés à Sudbury, Québec et St. John’s (Terre-Neuve), soulignant la nature inégale des tendances de prix à travers le pays.
Source:
Michelle McNally
Gestionnaire sénior, recherche et communications, Royal LePage
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