Au premier trimestre 2026, le prix de l’agrégat des logements à l’échelle nationale a légèrement augmenté de 0,7 % par rapport au quatrième trimestre 2025
Le marché immobilier canadien commence à montrer des signes de reprise ce printemps, après un long hiver qui a incité de nombreux acheteurs et vendeurs à rester sur la touche. Si les gros titres faisant état d’incertitudes économiques et de conflits internationaux continuent de peser sur la confiance des consommateurs, une récente reprise de l’activité laisse entrevoir un démarrage lent mais encourageant pour le marché printanier.
Selon l’Étude sur le prix des maisons de Royal LePageMD et les prévisions du marché, le prix de l’agrégat1 d’une propriété au Canada a diminué de 2,0 % par rapport à la même période de 2025 pour atteindre 812 900 $ au cours du premier trimestre de 2026. Sur une base trimestrielle, le prix de l’agrégat national est toutefois demeuré essentiellement stable, n’augmentant que de 0,7 %.
« Lors d’un printemps typique, un certain dynamisme devrait déjà se faire ressentir dans le marché canadien du logement, mais le manque chronique de confiance de la part des consommateurs continue de freiner l’activité, en particulier dans nos marchés les plus chers », indique Phil Soper, président et chef de la direction, Royal LePage. « L’hésitation est alimentée par l’incertitude qu’engendre ce qui se passe au-delà de nos frontières. L’impact inflationniste de la guerre que mènent les États-Unis contre l’Iran pousse les prix de l’énergie à la hausse et les contrecoups se font ressentir dans l’ensemble de l’économie, tandis que les négociations commerciales en cours dans le cadre de la révision de l’ACEUM s’ajoutent aux préoccupations concernant la stabilité économique et la sécurité d’emploi. Plusieurs Canadiens ont de la difficulté à ignorer l’actualité. »
Cet état d’esprit se voit dans les résultats d’une enquête qu’a menée la Banque du Canada au cours du quatrième trimestre de 2025. Lorsqu’on a demandé aux Canadiens à quel moment les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis ont ou auront les impacts les plus graves sur l’économie et l’inflation, la moitié des personnes interrogées (soit 50 %) ont répondu que les effets les plus graves ne se sont pas encore matérialisés, tandis que 27 % d’entre elles ont répondu que le pire était derrière nous.2
« Trois facteurs expliquent en grande partie le manque de dynamisme au sein du marché : l’hésitation des acheteurs d’une première propriété, le retour à un comportement “vendre avant d’acheter” et la pénurie de propriétés à vendre dans plusieurs marchés importants », précise Soper. « Les acheteurs d’une première maison sont le moteur du marché du logement et, lorsqu’ils prennent une pause, cela entraîne des répercussions dans chaque segment. Les acheteurs qui cherchent à passer à une plus grande maison adoptent aussi une approche plus mesurée, choisissant souvent de vendre avant de s’engager envers un prochain achat. Il s’agit d’un comportement que l’on n’a pas vu depuis des années. Dans certaines régions, cependant, le problème n’est pas la demande, mais bien l’offre. »
« Ce qui est clair, c’est que plusieurs Canadiens ont toujours l’intention de déménager. Nos spécialistes des ventes, qui travaillent chaque jour avec des acheteurs et des vendeurs, font preuve d’un optimisme prudent à l’approche des marchés du printemps et de l’été. »
Selon la banque centrale, près d’un tiers (soit 29 %) des Canadiens ont dit qu’ils étaient susceptibles de déménager au cours des 12 prochains mois. Il s’agit d’une hausse par rapport aux 22 % qui ont répondu envisager de le faire l’an dernier. De même, 20 % des propriétaires ont répondu qu’ils sont susceptibles de vendre leur maison au cours de la prochaine année, contre 14 %.3
Le ralentissement persiste dans le marché de la copropriété.
La Synthèse nationale des prix des maisons de Royal LePage est produite en utilisant des données exclusives sur les propriétés à l’échelle nationale et régionale provenant de 65 des plus grands marchés immobiliers du pays. Un examen du marché par type de propriété indique qu’à l’échelle nationale, le prix médian d’une maison unifamiliale détachée a diminué de 1,3 % par rapport à 2025 pour atteindre 857 300 $, tandis que celui d’un appartement en copropriété a affiché une baisse de 3,4 % pour s’établir à 577 600 $. Sur une base trimestrielle, le prix médian d’une maison unifamiliale détachée et d’un appartement en copropriété a modestement augmenté de 1,0 % et de 0,4 %, respectivement. Les données sur les prix, qui comprennent à la fois les reventes et les constructions neuves, sont fournies par RPS Solutions pour propriétés résidentielles, une entreprise d’évaluation canadienne de premier plan.
« Malgré une incertitude persistante, les indicateurs fondamentaux sous-jacents du marché du logement du Canada demeurent solides. Pour les acheteurs, l’environnement s’est considérablement amélioré : la concurrence s’est atténuée et les taux d’intérêt et, dans certaines régions du pays, les prix se sont stabilisés. On observe des baisses dans nos marchés les plus chers, soit Toronto et Vancouver, et l’écart de prix entre ces marchés et les villes plus abordables continue de s’amoindrir, ajoute Soper. »
« Même si les tendances nationales dominent l’actualité, ce sont les réalités régionales qui dictent les conditions de marché sur le terrain. »
Au cours du premier trimestre, le prix de l’agrégat d’une propriété a diminué de 4,7 % dans le Grand Toronto et de 4,5 % dans le Grand Vancouver.
« Compte tenu de leur taille, le manque de vigueur dans les marchés de la Colombie-Britannique et du sud de l’Ontario a un impact disproportionné sur les moyennes nationales, précise Soper. Parallèlement, la force de la demande dans le marché beaucoup plus abordable du Québec a permis aux principales villes de la province d’arriver en tête de liste, tant pour ce qui est de l’activité et que de l’appréciation des prix. Dans les Prairies, les ventes ont quelque peu ralenti, mais la valeur des propriétés continue d’augmenter modestement en raison de contraintes relatives à l’offre. L’économie du Canada atlantique a été stimulée par une forte hausse au sein du secteur de l’énergie de Terre-Neuve et d’une reprise des exportations de la Nouvelle-Écosse. Même si les volumes de ventes restent modérés, la faiblesse de l’offre et l’afflux constant de migrants interprovinciaux à la recherche d’abordabilité ont alimenté une hausse modeste et constante du prix des maisons. »
Les tensions au Moyen-Orient pourraient avoir une incidence sur les taux hypothécaires au Canada
La hausse des coûts de l’énergie, alimentée par l’escalade du conflit en Iran, a ravivé l’incertitude quant aux perspectives relatives aux taux d’intérêt, ce qui pourrait avoir une incidence sur l’activité dans les marchés. Avec une inflation dans la fourchette cible et un marché du travail affaibli par la remontée du chômage (6,7 % en février et mars),4 le taux directeur est maintenu à 2,25 % depuis octobre dernier. Cependant, le risque d’une nouvelle accélération de l’inflation a remis la possibilité de futures hausses de taux au centre des préoccupations.
« Comme les pressions inflationnistes refont surface, la Banque du Canada ne peut abaisser davantage les taux et la prochaine décision pourrait être une hausse », souligne Soper. « Pour les acheteurs envisageant d’entrer sur le marché cette année, obtenir le plus tôt possible une préautorisation hypothécaire serait judicieux, d’autant plus que les garanties de taux ont une durée de validité limitée. À mesure que cette réalité s’impose, nous nous attendons à ce que davantage d’acheteurs se lancent sur le marché au cours du printemps et de l’été. »
Faits saillants du premier trimestre:
Au cours du premier trimestre de 2026, le prix de l’agrégat national a diminué de 2,0 % par rapport à la même période de 2025, mais a modestement augmenté de 0,7 % comparativement au quatrième trimestre de 2025.
Le prix de l’agrégat d’une propriété dans la région du Grand Montréal a augmenté de 3,3 % par rapport à la même période de 2025, alors que les marchés des grandes régions de Toronto et de Vancouver ont respectivement affiché des baisses de 4,7 % et de 4,5 % au cours du premier trimestre.
Parmi les grandes régions canadiennes, Québec est la ville qui a enregistré la plus importante hausse du prix de l’agrégat d’une propriété (soit 10,7 %) par rapport à la même période de 2025, et ce, pour un huitième trimestre consécutif.
Source:
Anne-Elise Cugliari Allegritti
Vice-présidente, Recherche et Communications, Royal LePage
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