Par claucomlucfar
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La hausse des prix de l’énergie fait resurgir le risque d’une hausse des taux d’intérêt, alors que l’inflation repart à la hausse.

 

Lors de sa troisième annonce prévue pour 2026, la Banque du Canada a maintenu le taux cible du financement à un jour à 2,25 %. Il s’agit du quatrième statu quo consécutif des taux d’intérêt depuis octobre de l’année dernière.

La hausse des prix mondiaux de l’énergie, liée au conflit en Iran, exerce une pression à la hausse sur l’inflation. Pour l’instant, la Banque estime qu’il y a peu d’éléments indiquant que la hausse des prix du pétrole ait un impact significatif sur le coût des autres biens et services courants, même si cela reste un domaine clé à surveiller. L’objectif est de veiller à ce que les pressions inflationnistes restent temporaires et d’empêcher des hausses de prix à plus long terme. Les négociations à venir sur l‘Accord Canada-États-Unis-Mexique cet été, ainsi que les droits de douane actuellement en vigueur, pourraient également influencer l’orientation des taux d’intérêt.

« Si les États-Unis imposent d’autres restrictions commerciales importantes au Canada, nous pourrions devoir baisser davantage le taux directeur pour soutenir la croissance économique. Si toutefois les cours pétroliers continuent d’augmenter – et surtout, s’ils restent élevés – le risque qu’ils se transforment en inflation persistante et généralisée augmente. Dans ce cas, il faudra prendre d’autres mesures de politique monétaire, et des hausses consécutives du taux directeur pourraient être nécessaires. », a déclaré Tiff Macklem, gouverneur de la Banque du Canada, lors d’une conférence de presse avec les journalistes à la suite de l’annonce.

« Bien sûr, ce ne sont pas là les seules issues possibles. Nous suivrons de près l’évolution de la situation et évaluerons ses implications pour la croissance et l’inflation. Nous restons prêts à réagir au besoin si les perspectives changent. »

« En mars, l’indice des prix à la consommation (IPC) du Canada a augmenté de 2,4 % d’une année sur l’autre, contre 1,8 % en février. Cette accélération s’explique en grande partie par la hausse des prix de l’essence, les consommateurs ayant payé 5,9 % de plus qu’en mars de l’année précédente. Toutefois, cette augmentation a été quelque peu tempérée par les comparaisons avec l’année de référence, les prix de mars 2025 incluant la taxe carbone sur la consommation, qui a depuis été supprimée. Parallèlement, les conditions du marché du travail sont restées relativement stables, le taux d’emploi se maintenant à 60,6 % le mois dernier. »

Le risque d’une hausse des taux pourrait stimuler l’activité au printemps 

Avec le retour des pressions inflationnistes, les taux hypothécaires pourraient augmenter à court terme. En conséquence, les acheteurs ayant obtenu une préautorisation pourraient se sentir davantage poussés à agir ce printemps pour éviter une hausse des coûts d’emprunt, ce qui pourrait favoriser une reprise de l’activité sur le marché. Les taux fixes ont déjà commencé à progresser légèrement ces dernières semaines, suivant la tendance des rendements obligataires qui réagissent à la volatilité actuelle des marchés.

« Avec le retour des pressions inflationnistes, la Banque du Canada n’a plus la marge de manœuvre nécessaire pour baisser davantage les taux d’intérêt – et la prochaine décision pourrait bien être une hausse », a déclaré Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage. « Pour les acheteurs qui envisagent d’entrer sur le marché cette année, obtenir une préautorisation hypothécaire le plus tôt possible est une mesure prudente, d’autant plus que les engagements de taux ont une durée de validité limitée. À mesure que cette réalité s’impose, nous nous attendons à ce que davantage d’acheteurs se lancent sur le marché au cours des mois de printemps et d’été. »

Selon l’Étude sur le prix des maisons et les prévisions du marché de Royal LePageMD, le prix de l’agrégat1 d’une propriété au Canada a diminué de 2,0 % d’une année sur l’autre pour s’établir à 812 900 $ au premier trimestre de 2026. Toutefois, sur une base trimestrielle, le prix agrégé national est demeuré relativement stable, n’augmentant que de 0,7 %.

La Banque du Canada annoncera sa prochaine décision en matière de taux d’intérêt le 10 juin 2026.

Source:

Michelle McNally

Gestionnaire sénior, recherche et communications, Royal LePage

 

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