La hausse des prix de l’énergie fait resurgir le risque d’une hausse des taux d’intérêt, alors que l’inflation repart à la hausse. Lors de sa troisième annonce prévue pour 2026, la Banque du Canada a maintenu le taux cible du financement à un jour à 2,25 %. Il s’agit du quatrième statu quo consécutif des taux
82 % des personnes interrogées déclarent qu’elles réduiraient l’ampleur de leur mariage ou y renonceraient pour consacrer cet argent à la mise de fonds nécessaire à l’achat d’une maison.
Alors que la hausse du coût de la vie continue de redéfinir les priorités financières, de plus en plus de Canadiens remettent en question le concept traditionnel du « mariage de rêve » au profit d’un autre objectif à long terme : l’accession à la propriété. Qu’il s’agisse de réduire le nombre d’invités, d’organiser une cérémonie dans leur cours arrière, de se marier à la mairie ou de reporter leur lune de miel, les couples font des sacrifices de plus en plus importants pour pouvoir accéder à la propriété.
Selon un récent sondage Royal LePage, réalisé par Burson,1 79 % des personnes interrogées qui prévoient de se marier, ou dont un proche est sur le point de se marier, déclarent qu’elles envisageraient de demander de l’argent pour la mise de fonds d’une propriété plutôt qu’un cadeau de mariage traditionnel (37 % répondent « certainement » et 42 % « peut-être »). Parmi les personnes interrogées déjà mariées, 57 % déclarent qu’elles auraient aimé demander de l’argent pour la mise de fonds d’une maison plutôt qu’un cadeau de mariage ; 10 % affirment qu’elles ont effectivement demandé de l’argent pour leur mariage.
« Peu d’étapes de la vie ont plus d’importance que l’achat d’une maison ou le mariage. Alors que le coût de la vie pèse sur le budget des ménages partout au pays, de plus en plus de Canadiens se retrouvent à devoir faire un choix difficile entre les deux, et dans de nombreux cas, c’est la célébration de mariage qui est revue à la baisse », a déclaré Anne-Elise Cugliari Allegritti, vice-présidente de la recherche et des communications chez Royal LePage.
« Il n’y a pas de réponse unique à la question “mariage ou maison ?”. Chaque couple a sa propre réalité et chacun aborde ces étapes marquantes de la vie à sa façon. Cependant, la hausse du coût de la vie, qui va bien au-delà du logement, amène de nombreux Canadiens à réévaluer la manière dont ils hiérarchisent les grandes célébrations et leurs objectifs financiers à long terme », a-t-elle noté. « Autrefois, la tradition voulait peut-être que l’on se marie d’abord, puis que l’on signe un prêt hypothécaire. Aujourd’hui, de nombreux couples doivent jongler entre le désir d’un mariage unique et la nécessité de bâtir un patrimoine immobilier pour sécuriser leur avenir financier. Pour une grande partie d’entre eux, cela signifie donner la priorité au marché immobilier avant de se marier. Ils sont d’ailleurs nombreux à reconnaître que, si un mariage est un bel événement d’un ou deux jours, une maison reste un investissement pour la vie. »
Dire « oui » d’abord à l’accession à la propriété
Lorsqu’on leur a demandé s’ils renonceraient à leur mariage ou le réduiraient considérablement pour consacrer cet argent à la mise de fonds d’une maison, 46 % des répondants à travers le Canada ont répondu « certainement » ; 36 % ont répondu « peut-être ». En repensant à leur propre mariage, plus de la moitié (55 %) des répondants mariés affirment qu’ils auraient renoncé à leur mariage ou l’auraient considérablement réduit pour consacrer cet argent à une mise de fonds.
Selon le rapport mondial sur le mariage 2025 de The Knot, un mariage coûte en moyenne 33 000 dollars américains, hors lune de miel et alliances (plus de 45 000 dollars canadiens).2
« En matière de mariage, les couples ont davantage d’options pour réduire les coûts : revoir la liste des invités, choisir un lieu plus modeste ou supprimer les ajouts extravagants. L’immobilier offre moins de flexibilité, sans pour autant faire de compromis sur la taille ou l’emplacement. Par conséquent, certains couples choisissent de troquer les toasts au champagne contre une mise de fonds. Ils savent pertinemment qu’on peut toujours faire la fête plus tard, mais qu’il sera peut-être impossible de trouver la maison de leurs rêves au prix d’aujourd’hui. »
Autres points saillants du sondage :
- Les répondants de la Colombie-Britannique sont les plus susceptibles de demander une contribution financière pour une mise de fonds plutôt que d’autres cadeaux de mariage.
- Les répondants du Manitoba, de la Saskatchewan et du Québec sont moins enclins que la moyenne des Canadiens à demander de l’argent pour l’achat d’une maison comme cadeau de mariage.
- Lorsqu’on leur a demandé d’identifier l’achat le plus important ou le plus significatif dans la vie d’une personne, 83 % des répondants ont répondu une maison.
Source:
Michelle McNally
Gestionnaire sénior, recherche et communications, Royal LePage
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